Les risques du surentraînement

 

Epuisé, fatigué, complètement à plat : c’est ainsi que se sentent les individus victimes de surentraînement.

 

Qu’est que le surentraînement :

 

Le surentraînement peut se manifester par une simple baisse de la forme et de l’envie mais peut aller jusqu’à la perte totale de la motivation. Il affaiblit également le corps et augmente le risque de blessure. Des périodes de repos sportifs devraient ainsi toujours être incluses dans un calendrier d’entraînement.

 

Cet état peut s’accompagner de modifications du comportement (anxiété, stress, insomnie, etc.) et de douleurs articulaires et musculaires qui peuvent occasionner une blessure. Le surentraînement pourrait aussi nuire au cerveau d’après une récente étude de l’Inserm.

 

Comment détecter le surentraînement ?

 

Identifier le surentraînement s’avère compliqué. Bien connaître ses limites et savoir écouter son corps n’est pas chose facile, surtout quand on débute.

Au-delà d’une baisse marquée de vos performances sportives, plusieurs signes doivent vous alerter :

  • une perte de poids et un manque d’appétit ;
  • des difficultés à trouver le sommeil ;
  • des troubles de l’humeur (irritabilité, anxiété, stress, etc.) ;
  • une augmentation du rythme cardiaque et une tension artérielle élevée ;
  • des douleurs articulaires et musculaires fréquentes (crampes, tétanie) ;
  • des jambes plus lourdes que d’habitude ;
  • des infections ou inflammations récurrentes ;
  • une perte notable de motivation.

Ne prenez pas à la légère l’apparition de ces symptômes. Les sportifs débutants qui goûtent à l’effort veulent dépasser leurs limites, quitte à s’épuiser.

Que faire en cas de surentraînement ?

 

Si vous ressentez l’un des symptômes évoqués précédemment, consultez sans attendre un médecin. Ce dernier établira un diagnostic précis et mettra en place un programme de récupération adapté si besoin.

Privilégiez une période de repos total pour réparer le système articulaire et musculaire mis à mal, rééquilibrer votre métabolisme et réduire le stress. La fatigue disparaissant, vous retrouverez peu à peu la motivation.

 

Combien de temps doit durer cette période de repos ?

 

Tout dépend du degré de fatigue de votre corps. La durée de récupération doit être proportionnelle à la période de surentraînement. Elle s’étalera de quelques jours à plusieurs semaines voire plusieurs mois, en cas de fatigue extrême. Dans le même temps, veillez à avoir une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée.

Bon à savoir. Alternez un jour d’exercice physique avec un jour de repos. Reprenez en douceur avec un programme allégé, avant d’augmenter l’intensité de vos séances, en prenant le temps nécessaire.

 

Comment éviter le surentraînement ?

 

Quelques règles simples devraient vous permettre de réduire ce risque :

  • privilégiez une alimentation saine et équilibrée ;
  • faites-vous suivre régulièrement par votre médecin ;
  • faites périodiquement un point de votre état psychologique : sommeil, comportement, stress, etc. ;
  • planifiez votre saison avec un programme d’entraînement détaillé (volume, intensité, phases de récupération), en prévoyant des charges de travail adaptées ;
  • conservez vos données physiologiques (fréquence cardiaque à l’arrêt et en action, variation de poids, etc.), ainsi que vos performances (distance, vitesse, etc.) pour faciliter les comparaisons ;
  • ne négligez jamais les périodes de récupération et n’hésitez pas à lever le pied en période de fatigue.