Le topinambour

 

Le topinambour gagne à être reconnu. Associé à la seconde guerre mondiale pendant laquelle il a remplacé la pomme de terre, il a été oublié durant des décennies. Son retour sur les étals est mérité, car ce tubercule présente de nombreux avantages culinaires et nutritifs.

 

Histoire

Le topinambour surnommé « artichaut d’hiver » est originaire d’Amérique du Nord, mais il semble que son appellation vienne du nom d’une peuplade du Brésil, les Tououpinambaoults (qui tend aujourd’hui à disparaître). L’association accidentelle se serait faite en 1613. L’histoire raconte que 6 Tououpinambaoults furent amenés à la cour du roi de France, ce qui créa un grand émoi. Au même moment, on introduisait dans le pays un nouveau tubercule qui suscita lui aussi un vif intérêt. Ce double engouement, aurait entraîné la confusion de nom.

C’est Samuel de Champlain qui, au XVIIe siècle, introduit le topinambour en France où il est rapidement adopté. Toutefois, il est graduellement éclipsé par la pomme de terre et finit par être relégué au rang de nourriture pour le bétail.

Le topinambour sera à nouveau consommé durant la période de la Deuxième Guerre mondiale, les récoltes de pommes de terre étant soit détruites, soit réquisitionnées par les troupes allemandes.

Il est aujourd’hui cultivé industriellement, pour différents usages : fabrication d’un éthanol de qualité, édulcorant, médicaments, etc

 

Composition – Culture

Dans le potager, il faut veiller à contenir le topinambour, car il a tendance à s’étendre. Ses tiges montent facilement à 2 m et risquent de faire de l’ombre aux autres plantes, il est donc préférable de le planter au nord du jardin.

Le topinambour aime le plein soleil et les terrains relativement secs.

 

Vertus 

Le topinambour est peu calorique et source de fibres. Il contient en particulier, de l’inuline, une fibre fermentescible qui exerce plusieurs actions bénéfiques au niveau du côlon, dont celle de régulation du transit. L’inuline donne aussi au topinambour sa saveur sucrée. Bien doté en potassium et pauvre en sodium, le topinambour contribue à stimuler l’élimination.

 

 

Consommation

 Petite boule noueuse et croustillante qui ressemble à une pomme de terre déformée ou bien à des morceaux de gingembre, le topinambour possède la texture et le goût rafraîchissant des châtaignes d’eau.

Une fois pelés, arrosez-les de jus de citron pour éviter l’oxydation. À noter qu’il est plus facile à peler après la cuisson !

On le consomme cuit à l’eau, à la vapeur, frit ou dans la soupe.

 

Les repères de cuisson :

  • 20 minutes: à l’eau bouillante. Ne prolongez pas trop la cuisson, car comme la pomme de terre, il se délite.
  • 10 minutes: à la poêle, après avoir été ébouillanté.
  • 25 minutes: à la vapeur.
  • 45 minutes: au four.

 

Cru : Les jeunes topinambours peuvent être incorporés crus dans des salades, à condition d’être arrosés de jus de citron pour éviter de noircir.

 

Cuit : Il se cuisine très bien en purée, en gratin ou à la crème. Il peut également être consommé frit ou dans une soupe où il apportera une petite touche sucrée. Il accompagne très bien le poireau, le céleri-rave et la volaille.