sport et sommeil

Le sport et le sommeil 

 

Pourquoi nous dit-on constamment que le sommeil est important lors de la pratique d’une activité physique ?

 

Un sommeil de mauvaise qualité ou un sommeil court, rend le corps fatigué. La récupération est alors mauvaise et cela entraîne dès le réveil : fatigue, fragilité et irritabilité. Corollairement, cela de nous place pas dans les conditions optimales à la bonne pratique d’une activité physique.

 

Lorsque l’on dort, nous vivons diverses phases de sommeil. L’éveil fait place au sommeil lent divisé en 3 phases : l’endormissement, le sommeil lent léger et le sommeil lent profond. Puis, vient la phase du sommeil paradoxal.

Durant cette période, nous connaissons en moyenne entre 3 et 5 cycles de sommeil qui se répètent. Ces cycles durent environ 90 minutes.

 

C’est lors du sommeil lent profond que nous récupérons le plus de la fatigue physique accumulée.

Au niveau cérébral, de nombreuses hormones jouent un rôle pendant notre sommeil. Elles nous permettent de récupérer mais aussi d’apprendre et de mémoriser ce qu’on a vécu dans la journée. Elles sont également indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. C’est un processus naturel et essentiel à la vie.

 

Lors du premier sommeil lent, l’hormone de croissance (permettant la reproduction des cellules) est sécrétée.

Durant le sommeil paradoxal, une corrélation à lieu entre le sommeil et l’évolution des hormones plasmiques telles que la mélatonine (hormone du sommeil), le cortisol (hormone stéroïde permettant l’augmentation de la glycémie et entre autres, la répartition du métabolisme des lipides, protéines et glucide) et l’ACTH (39 Acides aminées).

Enfin, durant tout l’état de sommeil, c’est la TSH (qui stimule la thyroïde) et la prolactine (hormone intervenant dans la reproduction, la croissance, l’immunité, le comportement…) qui interviennent.

Ainsi, lors d’un sommeil lent et profond, nous vivons une phase de récupération : les hormones de croissance s’activent, nous connaissons une stimulation des mécanismes anabolisants, une diminution de l’excitabilité cellulaire et de la température centrale. Cette phase est nécessaire aux mécanismes de défense immunitaires.

Durant le sommeil paradoxal nos muscles ont une diminution de leur tonicité normale, on connait durant cette phase une restructuration des neurones, un travail de la mémoire et une résolution de problèmes.

Autrement dit, il se passe beaucoup de choses lorsqu’on dort qui permettent d’être efficace, en bonne santé et dynamique durant la journée.

Ainsi, si nous privons notre corps de son besoin de sommeil, des processus physiologiques apparaissent. Parmi eux on compte : une baisse de température corporelle, l’altération de la ventilation, l’augmentation de la fréquence cardiaque à l’effort, la fréquence cardiaque est d’ailleurs augmentée durant la journée et la VO2 diminuée. On perd en force musculaire et on est en risque d’acidose (déséquilibre acido-basique ayant de grande conséquence sur notre état).

De ce fait, lors de votre séance, vous serez moins performant et vous augmenterez votre risque de blessure.

A contrario, le sport permet un meilleur sommeil. Ainsi, pratiquer une activité sportive vous permettra de mieux dormir et donc de mieux assimiler les informations obtenues durant la journée et d’avoir un corps en meilleure santé.

Le sommeil a également une incidence sur le poids. Il est important de bien dormir pour assimiler les nutriments et pour que les hormones jouent leur rôle correctement.

 

Le corps est plein de ressources mais nous devons en prendre soin, cela passe par les phases de repos et de sommeil. Ainsi, n’hésitez pas à faire de petites siestes et avoir un sommeil équilibré sur la semaine, vous obtiendrez de bien meilleures performances à la salle.

 

Source : Etude menée par L’UFR Staps de l’Université de Caen