LE CITRON

Le citron renferme divers composants qui peuvent avoir un effet favorable sur la santé et sur la prévention de plusieurs maladies.

Histoire

Le citron s’est d’abord appelé « limon », terme emprunté à l’italien limone, qui venait lui même de l’arabo-persan limûn. Le mot est apparu dans la langue française en 1351. De là vient le mot « limonade » qui, contrairement à « limon », existe encore aujourd’hui. Le terme « citron », né en 1398, est dérivé du latin citrus. Il a graduellement remplacé « limon » dans la langue populaire.

C’est dans les écrits chinois qu’on fait tout d’abord référence au citron. Une première mention date de 1175, tandis qu’une description détaillée figure dans un ouvrage publié en 1178. Ces mentions, de même que certains autres éléments relevés par les historiens, indiquent que le citron a probablement été introduit en Chine entre le Xe siècle et le milieu du XIIe siècle. On ne dispose pas de preuves archéologiques permettant de déterminer avec certitude son origine, mais les chercheurs croient pouvoir affirmer qu’il vient de l’est de la région himalayenne, au sud de la Chine, plus précisément de la Haute Birmanie.

Le citron était peut-être cultivé par les Grecs et les Romains, voire par les Égyptiens, mais on ne trouve guère de traces de cette culture, sinon sur des mosaïques de l’époque. Il pourrait d’ailleurs s’agir du cédrat, son ancêtre probable, connu de longue date, tant à l’est qu’à l’ouest, pour ses propriétés médicinales. Au fil des invasions et des fluctuations climatiques, il se peut que le citron ait disparu du sud de l’Europe à quelques reprises pour y être réintroduit plus tard. Après les invasions barbares (350 à 400 de notre ère), ce sont les Arabes qui reprennent les rênes du commerce. Ils diffuseront le citron, l’introduisant en Afrique du Nord et en Espagne, de même que dans tout le bassin méditerranéen, à l’exception des côtes italiennes et françaises. Enfin, lors des Croisades au Proche-Orient, les Européens de l’ouest, de l’est et du nord découvriront les agrumes et développeront un goût pour ces fruits acides et juteux qu’ils rapporteront dans leurs pays respectifs. De là naîtront les premières serres, dites orangeries, dans lesquelles on cultivera d’abord des orangers et des citronniers, puis toutes sortes de plantes tropicales.

 

Composition – Culture

 Comme tous les agrumes, le citronnier craint le froid. Sa rusticité est affichée à -3°C (les parties aériennes gèlent), mais il est vraiment mis en péril au-dessous de -7°C, en fonction, bien sûr, des conditions de culture.

Le substrat ou le sol qui l’accueille doit être impérativement drainé et fertile. La nature du sol n’est pas très importante (évitez toutefois les sols calcaires) ; il est plutôt tolérant.

Le citronnier aime également le soleil et les emplacements situés à l’abri des vents.

 

Vertus 

 

LE PLEIN D’ANTIOXYDANTS

Comme tous les agrumes, le citron fait partie des champions des polyphénols antioxydants, notamment des flavonoïdes et des limonoïdes. Associés à la vitamine C, également présente dans le fruit (51 mg/100 g), ces antioxydants semblent protéger de certains cancers, tout particulièrement ceux de l’estomac et du larynx, mais également du côlon. Les flavonoïdes seraient également capables de ralentir la prolifération des cellules cancéreuses (sein, estomac, poumon, bouche, côlon…) et de diminuer les métastases.

Plusieurs études internationales ont également montré une action préventive contre les pathologies cardio-vasculaires, en réduisant l’hypercholestérolémie, mais aussi en améliorant la vasodilatation coronarienne et en diminuant l’agrégation des plaquettes sanguines grâce, notamment, aux flavonoïdes.

 

IDÉAL POUR RÉDUIRE L’INFLAMMATION CHRONIQUE

 Si le citron semble acide, en réalité il exerce paradoxalement, grâce à ses acides organiques (acide citrique notamment), un effet basifiant (ou alcalinisant) dans l’organisme.

En effet, ceux-ci s’associent au potassium pour former des bicarbonates, lesquels compensent naturellement l’acidité naturelle du corps, majorée par notre alimentation carnée et riche en céréales ou produits laitiers (qui sont acidifiants). Cette propriété préserve non seulement le capital calcique (mis à mal par l’acidité), mais lutte activement contre l’inflammation latente chronique de l’organisme et son cortège de pathologies associées (ostéoporose, insuffisance rénale, diabète, hypertension artérielle, fonte musculaire, calculs rénaux…). La consommation de jus d’agrume, dont celui de citron, serait aussi capable, chez les hommes, de ralentir les symptômes liés aux troubles du bas appareil urinaire (difficultés à uriner ou incontinence, souvent liées à une hypertrophie de la prostate). Un travail mené sur plus de 4 000 personnes pendant 5 ans à Boston (cohorte Bach) a ainsi montré une réduction de moitié de la progression de leurs symptômes (effet qui n’a pu être retrouvé chez la femme).

 

TOUT EST BON DANS LE CITRON !

Les agrumes sont également riches en pectine, cette petite peau blanche située entre la chair et la partie colorée de l’écorce. Comme celle-ci est riche en fibres solubles (rassasiantes et réduisant le cholestérol), on a tout intérêt à la consommer et à ne pas peler le fruit trop abruptement !

Bénéfiques également, les pépins, qui, eux, sont riches en antioxydants, ainsi que l’écorce du fruit : s’il est difficile de les manger, on peut en revanche, même si cela ne semble pas habituel, recommander de mettre le fruit (entier et bio) dans un extracteur pour recueillir ainsi le maximum de nutriments. C’est d’ailleurs ce que font les fabricants de jus industriel, ce qui constitue un atout.

En essence, le citron voit ses vertus démultipliées car celle-ci est extrêmement concentrée : il devient alors très tonique et antifatigue (2 gouttes dans 1 cuillerée de miel le matin), et aide le corps à lutter contre les maladies hivernales.

 

 

Consommation

Le plus riche en jus est le Primofiori, à l’écorce fine, récolté de septembre à décembre : profitez-en tout l’hiver !

De décembre à mai, on trouve plutôt le Limoni, bien arrondi et sans trop de pépins, mais presque aussi juteux.

Enfin, le Verdelli, moins parfumé (et moins juteux) prend le relais de mai à septembre.

Le citron vert est une variété différente de fruit, le lime. Il arrive des Antilles, du Mexique ou d’Amérique du Nord, et est extrêmement parfumé mais souvent un peu moins juteux

Il est préférable d’acheter des citrons bio, pour utiliser leurs zestes (ce serait dommage de le perdre, car il est plein de saveurs !) ou même de passer à l’extracteur le fruit entier, pour profiter pleinement de ses bienfaits.

 

Le saviez vous ?

Dans la médecine traditionnelle arabe, le citron était utilisé contre l’eczéma sous forme de jus mêlé à de l’huile d’olive ou d’amande. Le jus de citron servait aussi à nettoyer les blessures ou les coupures, ainsi qu’à soulager la douleur et la brûlure provoquées par les piqûres d’insectes.