La carambole

La carambole est un fruit en forme d’étoile, présent toute l’année sur nos étals.

On l’utilise principalement pour décorer assiettes et cocktails mais ce fruit exotique peut se manger cru. Il est alors une source de vitamines.


 

Son histoire :

La carambole est issue du carambolier, arbre des régions tropicales originaires d’Asie, plus précisément du Sri Lanka et des Moluques (Ile d’Indonésie). Depuis plusieurs siècles, elle est cultivée dans le sud – est Asiatique et en Malaisie.

Le fruit est une baie, constitué de cinq carpelles (enveloppes protectrices), reliées ensemble et contenant chacune 2 graines plates.

 La carambole est populaire en Asie et au Japon.

 

Sa production :

Il existe deux variétés de carambole. Cependant, une seule est exportée en France. Celle que nous ne trouvons pas en France est plus petite et reste verte lorsqu’elle est mûre.

La seconde, jaune à maturité, est plus douce et plus sucrée.

Les caramboles consommées en France proviennent d’Asie, d’Amérique et d’Israël.

On en trouve également sur les îles, notamment françaises, telles que l’Ile de la Réunion, en Martinique ou en Guadeloupe.

Les caramboles poussent en grappe sur les branches et les troncs. Le carambolier ressemble au mimosa par son tronc court et tortueux et ses branches basses. Ses fleurs sont roses. Il produit et fleurit toute l’année.

Ses bienfaits :

Ce fruit est une source de vitamine c et est riche en polyphénols. Il est également faible en calories.

Mais attention, ce fruit ou son jus peuvent être toxiques. En effet, la caramboxine est un acide aminé non protéinogène, toxique, présent dans le fruit. Chez les personnes en insuffisance rénale, cela peut créer des hoquets réfractaires, des insomnies, des nausées et vomissements, mais aussi des faiblesses musculaires, des confusions, et, dans le plus grave des cas, un arrêt cardiaque.

On vous conseille donc d’en manger au maximum deux par semaines et de ne pas les manger à jeun. Pour les personnes en insuffisance rénale, il est conseillé de ne pas en manger du tout.

Egalement, ne pas manger les graines qui peuvent être elles aussi toxiques.

Pourtant fortement consommé en Asie, on l’utilise à Taïwan pour ses vertus antitussives (qui combat la toux) et pour adoucir la gorge. Dans la médecine chinoise, elle est également reconnue pour ses vertus diurétiques.

Liquéfié, il paraîtrait qu’elle permettrait aux personnes diabétiques de diminuer le taux de sucre dans le sang.

En Martinique, on la dit anti – inflammatoire, fébrifuge et luttant contre les troubles intestinaux.

Ses valeurs nutritionnelles montrent bien un fort apport en vitamine C, en fibres ainsi qu’en potassium.

 

 

Comment l’utiliser ?

Tout d’abord, à l’achat, choisissez un fruit ferme, à la peau lisse et brillante. Attention, un fruit vert est signe d’immaturité. Lorsqu’elle est bien mûre, la peau devient jaune et les pointes légèrement dorées.

Si vous l’achetez vert, conservez-la à température ambiante.

Une fois mûre, vous pouvez la conserver deux jours à température ambiante et jusqu’à deux semaines au réfrigérateur.

Attention, la carambole est fragile, il faut la manipuler avec soin.

 

La carambole est plus ou moins sucrée selon sa maturité. Elle peut être utilisée en jus, en compote, en confiture, en salade de fruit ou encore dans des sauces. On peut également la cuisiner en chutney pour accompagner des viandes.

Arrosez-la de jus de citron, une fois la membrane enlevée, pour éviter qu’elle s’oxyde.

Aux philippines, on consomme la carambole bien mûre avec un peu de sel.

 

Le saviez-vous ?

 Ce fruit est populaire en Asie et au Japon grâce à un dessin animé, « Le sergent Keroro » qui, avec ses amis extra-terrestre adorent consommer de la carambole.

Aux Antilles, on utilisait le fruit vert pour détacher le linge ou polir les métaux car il contient de l’oxyde de potassium.